
Cette exposition est à présent terminée !
Retrouver les oeuvres de Philippe Alexandre Chevallier sur notre boutique en en ligne.
Contactez-nous pour les sculptures de Jacques Owczarek.




En continuité de son exposition en 2019 à la Galerie HEGOA pour son travail issu de son voyage à bord d’un bateau dans le Scoresby Sund, (ensemble de fjords au Groenland Est), Philippe Alexandre Chevallier revient avec une seconde série de photographies prises dans la région orientale de d’Ammassalik.
C’est dans le petit village Inuit Tiniteqilaaq, de 80 âmes (« Tiilerilaaq » en langue locale), que Philippe Alexandre Chevallier a pu observer la dérive des glaces, depuis une sommaire cabane du village où il a été hébergé.
Situé à 15 km de la calotte glaciaire et Installé sur un promontoire rocheux depuis les années 50, Tiniteqilaaq est un village de chasseurs pêcheurs typique du Groenland traditionnel.













Philippe Alexandre Chevallier est un photographe passionné de voyages, il découvre tout d’abord l’Afrique en 1998 où il est touché par la richesse des espaces sauvages, de la faune et des peuples autochtones. Son regard témoigne de la fragilité d’un monde à l’avenir précaire, peut-être en voie de disparition. Sensibilisé par le réchauffement climatique, il a poursuivi sa quête humaine et émotionnelle au Groenland, qu’il parcourt depuis plusieurs années pour immortaliser la beauté des glaces en danger. Nous vous livrons à présent les images de son dernier voyage en mars 2022 au sud-est du Groenland.
Le regard de Philippe Alexandre Chevallier sublime cette nature vierge et imposante, jouant des reflets de lumières impressionnants et
construisant des tableaux immersifs. Par ces photographies naturalistes et puissantes, l’artiste nous rappelle que
l’indifférence face au réchauffement climatique n’est plus une option, et nous adresse un message fort pour préserver la nature.
Et pour aller plus loin, n’hésitez pas à lire son ouvrage édité chez « Actes Sud »
Les icebergs deviennent des arches biologiques et les glaciers ne sont plus des choses mais des êtres vivants, des partenaires de l’existence quotidienne dont nous dépendons intimement. Pas de doute : ils sont parmi nous, avec nous.
C’est pourquoi tout ce qui les affecte aujourd’hui nous affecte également.
Ce livre est un éloge des vies inattendues. C’est aussi une réflexion sur la discrétion comme art de cohabiter avec des entités non humaines.


Cette exposition est aussi l’occasion de présenter les sculptures en bronze de Jacques Owczarek, un nouvel artiste accueilli à la galerie dont les formes ciselées réalisées en bronze sont en hommage aux animaux et notamment à ceux qui sont en voie de disparition comme les ours polaires.
Jacques Owczarek – KIORA – ours en bronze – 35 x 14 x 19.6 cm (exemplaire exposé vendu – Nouvel exemplaire à commander).






Avec les sculptures signées Alainpers et Jeanne Raingeard


“Voyager dans l’est du Groenland, c’est marcher dans les pas des grands
explorateurs, en particulier ceux de l’expédition de Paul-Emile Victor et de
Robert Gessain. Ce dernier nous a laissé bon nombre de témoignages, en
particulier le livre INUIT qui constitue son témoignage photographique et
qui a été longtemps mon livre de chevet.”, Philippe Alexandre Chevallier.

La côte Est occupe une place à part au Groenland pour son contact tardif avec les Occidentaux. Contrairement à la côte Ouest qui a été colonisée par les Danois dès le 18ème, la côte Est restée isolée jusqu’à la fin du 19ème, explorée par Gustav Holm (1884) puis colonisée (1984) par les Danois. Un nouvel intérêt scientifique se développe alors pour les Inuits de la région d’Ammassalik, où persistent encore des traits physiques et culturels disparus de la côte Ouest du Groenland. La mission ethnographique de Paul-Emile Victor prend place 50 ans plus tard, accompagné de Robert Gessain, médecin et anthropologue, et de Michel Perez, géologue, emmenés par le Pourquoi Pas?, le navire du commandant Charco. Hivernant avec les Inuits, ils ramènent avec eux une documentation ethnographique très importante.
Durant leurs séjours en 1934 et 1936, ils constatent la routine des Ammassalimiut, Inuits d’Ammassalik, qui est agencée suivant les activités saisonnières traditionnelles de ces derniers. Les déplacements effectués pendant les quatre mois d’été en umiak (bateau des migrations estivales), sous la tente, ou encore la chasse en kayak des hommes et les travaux de couture des femmes, la vie communautaire dans les maisons de pierre et de terre et les déplacements en traîneau durant les huit mois d’hiver. Robert Gessain, à la fois médecin et ethnologue, devient plus tard directeur du musée de l’Homme et ne cesse de retourner dans cette région, en devenant le spécialiste incontesté. De retour sur ces terres dans les années 1960, il remarque une profonde transformation de la société en trente ans. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la population de la région a été confrontée aux militaires américains, faisant naître de nouveaux besoins et de nouvelles envies de modernisation. La population se sédentarise autour de villages où les maisons en bois préfabriquées venues du Danemark ont remplacé les habitations saisonnières. Les activités industrielles, comme la pêche à la morue, se développent et la population a plus que doublé grâce à l’assistance médicale. Le dialecte de la côte est est lui aussi devenu de moins en moins pratiqué.
“La société Inuite a profondément changé avec l’arrivée du progrès puis avec le dérèglement climatique. Retourner sur ses pas, observer et témoigner des changements d’un peuple et d’une géographie qui semblaient pourtant immuable.”, c’est le projet du photographe Philippe Alexandre Chevallier.
Un espace unique, mais en danger
La région Arctique est un espace unique au monde qui couvre des millions de km2 d’écosystèmes marins et terrestres, un cercle polaire abritant quatre millions de personnes et le seul habitat de la planète des ours polaires… Cet espace unique voit aujourd’hui son avenir menacé. Un rapport actualisé du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, paru en mai 2021, a estimé que le réchauffement climatique
touche particulièrement l’Arctique, qui se réchauffe trois fois plus vite que le reste de la Terre. En moins d’un demi-siècle, de 1971 à 2019, la température moyenne annuelle y a grimpé de 3,1 °C tandis que la planète se réchauffait de 1 °C. Selon les projections du rapport, les températures moyennes de l’Arctique devraient d’ici à la fin du siècle grimper entre 3,3 °C et 10 °C. Ce chiffre dépend du volume des futures émissions de gaz à effet de serre. L’Arctique renfermerait 13% des ressources mondiales non découvertes de pétrole et 30 % de celles de gaz naturel essentiellement en Russie et en Alaska, selon une étude de l’Institut de géophysique américain (USGS) de 2008 ; elle attise alors les convoitises des entreprises de production d’énergies carbonées. Aucune technologie ne permet actuellement le confinement complet d’hydrocarbures déversés dans le milieu marin.
Sources :
https://www.wwf.fr/espaces-prioritaires/arctique